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Facebook toujours plus fort

Réseaux sociaux

27/07/2017 -

Le réseau social américain a montré au deuxième trimestre à quel point il avait les reins solides, même si le rythme de sa croissance s'essouffle inexorablement.

Mais où va s'arrêter Facebook? Le réseau social américain a connu une forte croissance de ses résultats au deuxième trimestre 2017, notamment grâce à la publicité mobile, mais a confirmé que la hausse des recettes publicitaires allait continuer à ralentir cette année. Pour contrer cette tendance, le groupe va continuer à investir, notamment dans la vidéo et dans l'intelligence artificielle, pour mieux cibler les publicités.

D'après les résultats publiés mercredi 26 juillet, le bénéfice net a bondi de 71% à 3,9 milliards de dollars au deuxième trimestre. Le chiffre d'affaires de 9,3 milliards de dollars est pour sa part en hausse de 45%, lui aussi meilleur que prévu.

Les revenus des publicités mobiles ont augmenté de 53% à 8 milliards de dollars, soit davantage que prévu. Elles représentent désormais 87% des recettes publicitaires contre 84% l'an dernier. Cela a aidé les recettes publicitaires totales à augmenter davantage que prévu, pour attendre 9,16 milliards de dollars (+47%).

Saturation et adblocking

Seulement, comme l'avait anticipé le groupe, le rythme de la croissance ralentit, faute de place pour mettre davantage de publicités sur le réseau social. À titre de comparaison, les recettes publicitaires avaient crû de 51% au premier trimestre.

Pour 2017, la tendance au ralentissement des recettes publicitaires va se poursuivre, a prévenu le directeur financier David Wehner lors d'une conférence téléphonique avec les analystes.

«La demande de publicité demeure robuste mais certains facteurs vont avoir un effet sur la croissance de nos recettes» au second semestre, a-t-il indiqué. Outre le manque d'espace sur le réseau social, le responsable financier a aussi évoqué l'impact des technologies de blocage des pubs sur les ordinateurs de bureau.

Pour contrer ce ralentissement, le groupe mise sur plusieurs moyens, tout en prévenant qu'ils prendront du temps à porter leurs fruits.

Le groupe cherche par exemple à drainer des recettes via ses services de messageries instantanée WhatsApp et surtout Messenger, sur lequel Facebook commence à insérer des publicités. Rien n'est encore joué. «Nous avons encore beaucoup de travail» pour monétiser ces services, a prévenu la numéro deux du groupe, Sheryl Sandberg. «Ce ne sera pas un moteur de croissance globale pour Facebook à court terme», a insisté David Wehner.

La vidéo au centre du jeu
Facebook mise aussi fortement sur la vidéo, pour drainer plus d'utilisateurs et plus d'annonceurs. Selon Mark Zuckerberg, le PDG du groupe, «la vidéo va continuer à être un gros centre d'intérêt et d'investissements» pour Facebook, notant qu'en termes de consommation. C'est «la plus grosse tendance actuellement» grâce aux avancées techniques qui permettent de visionner immédiatement un contenu sur son mobile.


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