MARKETING COMMUNICATION MEDIAS DIGITAL
Marques
Agences
Médias
Plan de la rubrique Médias
Voir les dossiers Médias
Votre Flux Rss Stratégies Médias
Retour à la page précédente
Augmenter la taille du texteDiminuer la taille du texteVersion imprimable de l'article
Page 1/2

Google et Facebook ne sont plus aux abonnés absents

Presse en ligne

05/10/2017 -

Face aux revendications des éditeurs de presse, qui veulent pouvoir mieux vendre leurs contenus en ligne, les deux géants américains semblent prêts à assouplir leur modèle. Jusqu’où ? DELPHINE SOULAS-GESSON @DelphineSoulas

L’ère du tout gratuit est bel et bien révolue. Après s’être généralisé sur les sites média, éditeurs de presse en tête, le payant devrait prochainement gagner du terrain sur les plateformes des Gafa. Google a annoncé le 2 octobre le lancement de nouveaux outils visant à aider les éditeurs à gagner des abonnés. Jusque-là, pour pouvoir être référencés, ils devaient offrir au moins trois articles par jour à l'internaute qui y accédait depuis le moteur de recherche ou depuis Google Actualités. Effet collatéral : cette politique baptisée le « premier clic gratuit » permettait aux internautes de contourner les paywalls des sites média en tapant le titre de l’article payant sur Google pour pouvoir y accéder gratuitement.

Désormais, les éditeurs peuvent offrir le nombre d’articles qu’ils veulent, voire n’en proposer aucun gratuitement sans courir le risque d’être moins bien référencés sur Google et ainsi se couper d’une source de trafic non négligeable. « Je pense vraiment que Google et les éditeurs de presse ont un intérêt commun. Nous voulons aider les éditeurs à trouver de nouveaux lecteurs et à les transformer en clients qui payent », a assuré au cours d’une conférence téléphonique Philipp Schindler, un des dirigeants du groupe.

De son côté, Facebook va déployer ces prochaines semaines un programme permettant aux éditeurs de presse de vendre des abonnements numériques directement au sein de la plateforme. Parmi la vingtaine d’éditeurs qui devraient être au lancement, le Washington Post, The Economist et des titres allemands. Selon Ken Doctor, célèbre analyste des médias aux États-Unis, Facebook ne prélèverait pas de commission sur les abonnements ainsi souscrits, mais exigerait des éditeurs qu’ils offrent dix articles par mois avant de demander aux utilisateurs d’ouvrir leur porte-monnaie.

Nouvelles audiences.

« Si les éditeurs de presse sont à ce point centrés sur la vente d’abonnements payants aujourd’hui, c’est en raison du poids pris par Google et Facebook sur le marché de la publicité digitale », rappelle Bertrand Gié, directeur des nouveaux médias au Figaro. Selon les chiffres publiés cet été par le Syndicat des régies internet (SRI), Google et Facebook ont capté à eux seuls 71 % de la publicité digitale au premier semestre, et même 96 % de la croissance enregistrée sur la période. Pour les médias, il y a urgence à récupérer une partie de la valeur.

« Nous sommes confrontés à une double problématique : d’un côté, nous sommes sur un partage de la valeur en défaveur des éditeurs ; de l’autre, ces plateformes étant massivement utilisées, nous, éditeurs, nous nous devons d’y être présents sans quoi nous allons disparaître », insiste Johan Hufnagel, directeur en charge des éditions de Libération. C’est dans cette logique que le quotidien a choisi d’aller sur Instant Articles, ce format lancé par Facebook en avril 2016 et qui permet la diffusion au sein de l’écosystème Facebook d’articles de médias partenaires en échange d’un partage des revenus publicitaires. D’emblée, un certain nombre d’éditeurs, comme Le Monde ou Le Figaro, ont fait le choix de ne pas en être, préférant rester maître, sur les plateformes, de la distribution de leurs contenus . D’autres y ont vu le moyen de toucher de nouvelles audiences et avec des recettes publicitaires additionnelles.


Page 1/2
Google+
Facebook
Vos commentaires

Réagissez à cet article
Merci de vous identifier afin de pouvoir publier un commentaire : Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants