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Vacances mouvementées

Mobilis in Mobile

31/08/2017

© AFP

L’été a fini de vous convaincre que vous êtes incapables de vous séparer de votre smartphone, vous ne cherchez même plus à le nier. Notre sujet, celui des « geeks », est devenu celui du grand public et des magazines. Mieux, mon ami plagiste me disait au revoir en m’avouant que la fréquentation du bord de mer était aujourd’hui dépendante de l’app météo bien plus que du ciel ou de la connaissance intime du climat par les autochtones.
 
Comme Stratégies m’a fait bosser pendant mes vacances, je vais partager : je retiens trois événements majeurs depuis que nous nous sommes quittés.
 
Tout a commencé avec Uber. De scandales en scandales, la start-up s’est révélée comme la face sombre d’une économie que tout le monde jugeait comme on regarde les enfants, par essence gentils, au pire polissons. En particulier, Uber a échoué à donner aux femmes la place qu’elles méritent : une codeuse avait publié en début d’année un billet qui reprenait son histoire, du harcèlement au placard. L’affaire avait tellement ému que le conseil d’administration avait embauché Eric Holder, l’ancien US Attorney General (!!) pour mener une enquête interne. Les conclusions étaient mauvaises et bien sûr, les femmes n’étaient pas les seules à subir la violence… Isolé, le fondateur Travis Kalanick, doit démissionner. Mais il ne pouvait pas être le seul coupable. Il y avait quelque chose de pourri au royaume du silicon. Les responsables ? Follow the money… et vous trouverez les investisseurs, les VC. Des femmes, entrepreneures, parlent, racontent comment des investisseurs les draguent ouvertement, les agressent.

Disney contre-attaque

L’affaire rebondit. James Damore, ingénieur chez Google, diffuse un mémo pour bien expliquer, études scientifiques à l’appui, que les femmes sont tout de même plus douées pour faire des « trucs de filles » qui exigent douceur et sociabilité et les gars des trucs de gars, comme du code et d’autres choses sérieuses. Google licencie le fâcheux, l’Alt-Right, l’extrême droite, récupère le sujet et le monte en épingle. Puis arrive Charlottesville et ses fachos qui veulent empêcher le déboulonnage de statuts de généraux confédérés, défilent armés et tuent une manifestante de gauche. La Silicon Valley a fini par répondre, pour la première fois, elle a censuré, banni les sites, supprimé les commentaires. Vice aussi s’est révélé comme LE média à la hauteur du moment et de l’Histoire. Les lignes de fractures sont là et je reprends à mon compte le tweet de Benedict Evans : « Sometimes Silicon Valley feels like it’s 10 years into the future. Other times, 30 years into the past.»

Parce que la voilà la deuxième tendance de l’été. On me demande toujours les exemples de transformation numérique réussie. J’avoue, elles sont peu nombreuses et je m’en sors souvent en disant que le fondement même de la start-up, c’est qu’il est souvent plus facile de partir de zéro pour arriver à un puis au succès et que transformer c’est plus long que de créer. Mais ces temps-ci, entre Uber englué, Snapchat qui déçoit, Netflix qui connaît un succès d’usage financé par des pertes abyssales ou même Tesla dont les immatriculations stagnent en Asie maintenant que les constructeurs allemands savent (vraiment) produire des véhicules propres, peu de start-up émergent. C’est le bon moment pour que l’empire contre-attaque. Et ce n’est pas un hasard si, au milieu de l’été, Disney, propriétaire de la franchise Star Wars, a annoncé qu’elle débranchait son contenu de la plate-forme Netflix pour créer la sienne...


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